» Transforme ta peur », Anselm Grün

Un conseil de lecture, à l'approche de la rentrée , pour bien l'aborder !

Dans "Transforme ta peur", Anselm Grün montre que la peur est une force. Elle peut nous empêcher de vivre, comme elle peut nous faire avancer. La refouler ne sert à rien. Transformée, elle devient pour nous source de vie, de véracité, de clarté et de vigilance.

Pour mener sa réflexion, l'auteur se concentre sur les Evangiles de Matthieu et de Luc, chez qui le thème de la peur est particulièrement important, et qui décrivent Jésus comme le rédempteur de nos angoisses.

"Transforme ta peur", Anselm Grün, Edition Salvador Diffusion
Moine bénédictin, docteur en théologie, Anselm Grün anime des retraites et porte plus spécialement attention à la méditation, au jeûne et à la contemplation.

« Le pouvoir apaisant de la nature », Anselm Grün

Voici un conseil de lecture estivale, au moment où l'on se reconnecte à la nature:

"Le pouvoir apaisant de la nature", Anselm Grün et Suzanne Türtscher, Ed Salvador-Diffusion, 2019
Moine de l'abbaye bénédictine de Münsterschwarzach, Anselm Grün croise psychologie et spiritualité. Suzanne Türtscher enseigne la médecine naturelle et anime des séminaires dans les Alpes autrichiennes.
Jésus , considérant la vigne, déclare : "Moi, je suis la vraie vigne" (Jn, 15,1). Jésus se sert de la nature pour s'adresser aux hommes. Dans cet ouvrage, les auteurs nous invitent à porter sur les plantes le même regard que celui de Jésus.
 Ils abordent les fêtes de l'année liturgique et exposent leur contenu théologique, puis les mythes qui les entourent dans d'autres cultures, les plantes médicinales et symboliques reliées dans le passé à ces fêtes et enfin comment nous pouvons traduire dans nos vies personnelles  ces moments forts de année et de notre foi. 
Nous apprenons par exemple que l'assomption, fêtée le 15 août, est aussi la fête des moissons. Pour célébrer  la vierge Marie, la tradition chrétienne est de composer des bouquets. La chicorée sauvage, la reine des prés et la molène font partie des plantes particulièrement associées à Marie.   

Phrases de Saint Jean-Marie Vianney

En ce 4 aôut , anniversaire de la mort du Saint curé d’Ars, Jean-Marie-Vianney, retrouvons sa spiritualité au travers de quelques une de ses phrases:

Si nous comprenions ce que c’est d’être enfant de Dieu,, nous ne pourrions pas faire de mal, nous serions comme des anges sur la terre

Notre âme, en recevant la Communion, va s’unir à son Dieu, à un Dieu d’Amour, à un Dieu qui fait ses délices d’être avec les enfants des hommes…

L’homme a une belle fonction, celle de prier et d’aimer…

Par la prière, l’âme est comme un poisson dans l’eau… Plus l’âme se livre à la prière, plus elle est heureuse…

Saint Jean-Marie Vianney, curé d’Ars

Phrase de Mère Térésa

Cette phrase figurait dans le recueil de « petites phrases » sélectionnées et assemblées dans un mini-livre remis à chaque participante au congrès de Lisieux. Merci à celles qui avaient travaillé pour nous offrir ce beau cadeau.

Ne laissez personne venir à vous et repartir sans être plus heureux.

Mère Térésa, Religieuse albanaise (1910-1997)

Phrase de Fabrice Hadjadj

Cette phrase figurait dans le recueil de « petites phrases » sélectionnées et assemblées dans un mini-livre remis à chaque participante au congrès de Lisieux. Merci à celles qui avaient travaillé pour nous offrir ce beau cadeau.

La plus grande douleur, c’est la douleur morale, la souffrance, la désociabilisation, la perte de sens.

Fabrice Hadjadj

Phrases de Simone de Beauvoir

Cette phrase figurait dans le recueil de « petites phrases » sélectionnées et assemblées dans un mini-livre remis à chaque participante au congrès de Lisieux. Merci à celles qui avaient travaillé pour nous offrir ce beau cadeau.

Toute souffrance déchire. Ce qui la rend intolérable, c’est que l’on se sent séparé du monde. Partagée, elle cesse au moins d’être un exil.

Simone de Beauvoir

« On ne naît pas humain, on le devient », Poème de Charlie Chaplin

"On ne naît pas humain, on le devient". Charlie Chaplin

Le jour où je me suis aimé pour de vrai, j’ai compris qu’en toutes circonstances, 
j’étais à la bonne place, au bon moment. Et, alors, j’ai pu me relaxer.
Aujourd’hui, je sais que ça s’appelle Estime de soi

Le jour où je me suis aimé pour de vrai, j’ai pu percevoir que mon anxiété et ma souffrance émotionnelle n’étaient rien d’autre qu’un signal lorsque je vais à l’encontre de mes convictions.
Aujourd’hui, je sais que ça s’appelle Authenticité

Le jour où je me suis aimé pour de vrai, j’ai cessé de vouloir une vie différente et j’ai commencé à voir que tout ce qui m’arrive contribue à ma croissance personnelle.
Aujourd’hui, je sais que ça s’appelle Maturité

Le jour où je me suis aimé pour de vrai, j’ai commencé à percevoir l’abus dans le fait de forcer une situation, ou une personne, dans le seul but d’obtenir ce que je veux, sachant très bien que ni la personne ni moi-même ne sommes prêts et que ce n’est pas le moment.
Aujourd'hui, je sais que ça s’appelle Respect

Le jour où je me suis aimé pour de vrai, j’ai commencé à me libérer de tout ce qui ne m’était pas salutaire, personnes, situations, tout ce qui baissait mon énergie.
Au début, ma raison appelait ça de l’égoïsme. 
Aujourd’hui, je sais que ça s’appelle Amour Propre

Le jour où je me suis aimé pour de vrai, j’ai cessé d’avoir peur du temps libre et j’ai arrêté de faire de grands plans , j’ai abandonné les mégaprojets du futur.
Aujourd’hui, je fais ce qui est correct, ce que j’aime, quand ça me plait et à mon rythme.
Aujourd’hui, je sais que ça s’appelle Simplicité

Le jour où je me suis aimé pour de vrai, j’ai cessé de chercher à toujours avoir raison et me suis rendu compte de toutes les fois où je me suis trompé.
Aujourd’hui, j’ai découvert l'Humilité

Le jour où je me suis aimé pour de vrai, j’ai cessé de revivre le passé et de me préoccuper de l’avenir. Aujourd’hui, je vis au présent, là où toute la vie se passe.
Aujourd’hui, je vis une seule journée à la fois, et ça s’appelle Plénitude

Le jour où je me suis aimé pour de vrai, j’ai compris que ma tête pouvait me tromper et me décevoir , mais si je la mets au service de mon cœur, elle devient un allié très précieux.

« Thérèse, le petit oiseau aux yeux et au coeur d’aigle divin « 

Enseignement de frère Bruno : « Thérèse, le petit oiseau aux yeux et au coeur d’aigle divin » délivré lors de la récollection des équipes R de la région Ouest à Lisieux le 18 juin 2022.

Plan :
- Introduction ; Pourquoi j’aime Thérèse
- 1°) ma vocation, : l’amour mon « filon d’or »  (sillon d’or) 
- 2°) la petitesse … : texte capital Ascenseur et combat de la foi
- 3°) réalisme et vie fraternelle : « Dieu me fit comprendre »
2 exemples : les sapins pour Noël et Soeur très désagréable
- 4°) son premier miracle : une rose en Italie

(la pagination indiquée dans ce compte-rendu est celle de l’édition du CERF « Sainte Thérèse de l’enfant Jésus et de la Sainte-face : Histoire d’une âme. Manuscrits autobiographiques »)

- Pourquoi j’aime Thérèse de l’Enfant Jésus et de la sainte face (la Passion),  la petite fleur de Jésus, roi d’Amour
* des raisons familiales (Thérèse née à Alençon, est venue avec sa nourrice chez l’arrière grand-mère de frère Bruno, cf lettre de Pauline)
* son réalisme en matière de vie communautaire : les difficultés de la vie fraternelle qu’elle évoque touchent au concret de ce qui est vécu en communauté (50 années de vie communautaire de frère Bruno)
* la simplicité de Thérèse : elle s’adresse à tous, elle est étonnante dans sa simplicité, elle porte un message universel . Aujourd’hui, elle attire les foules partout sur la planète .
* son abandon total à Dieu (sans retour, sans retard, sans réserve)
* son courage , à travers les difficultés : c’est une guerrière

Victor Sion, carme spécialiste de la spiritualité de Thérèse retient 3 éléments fondamentaux pour  la décrire et la comprendre : la confiance totale, le courage dans les épreuves et la joie.
Cf Victor Sion, « Le réalisme spirituel de Sainte-Thérèse de Lisieux », collection Foi vivante
(livre lu et fort apprécié par Pauline, sœur de Thérèse qui a rencontré Victor Sion)

- 1°) ma vocation, : l’amour mon « filon d’or »  (sillon d’or)
Jésus seul : l’aimer, se faire aimer. Thérèse a beaucoup cherché avant de trouver sa vocation :
« je compris que l’Église avait un cœur et que ce cœur était brûlant d’Amour » 
« je compris que l’Amour renfermait toutes les vocations » 
« ma Vocation, enfin je l’ai trouvée, ma vocation c’est l’Amour ! »
« Dans le cœur de l’église, je serai l’Amour , ainsi je serai tout ...»
cf manuscrit B, chapitre I, page 193  

- 2°) la petitesse … : texte capital Ascenseur et combat de la foi
« Me grandir, c’est impossible, il faut que je reste petite, que je le devienne de plus en plus. »
Thérèse se sert de sa petitesse comme tremplin : elle désire fixer l’Astre divin, elle a des désirs énormes de sainteté, « les aspirations de l’Aigle ».
Elle veut rejoindre le Dieu Trinitaire. « Ô mon Dieu, Trinité que j’adore... »
Thérèse fait une course de géant : rentrée très jeune au Carmel (à 15 ans), elle y retrouve sa sœur, mère supérieure du Carmel qui était très exigeante avec elle. 
Elle fait preuve d’une maturité étonnante, gravissant un mur jusqu’au ciel, jusqu’à la mort.
Elle traverse des épreuves difficiles, le combat de la foi : elle est plongée dans un sombre tunnel, la nuit du néant pendant un an, ne sachant plus si elle est croyante ou non, plongée dans un épais brouillard. Elle fait beaucoup d’actes de foi cette année-là.
Elle a aussi vécu des souffrances terribles, malade de la tuberculose, durant son agonie à 24 ans.

Sa foi est une croissance , un décapage : « je chante seulement ce que je veux croire »

La petitesse : cf Manuscrit C de Thérèse
Comment aller au ciel sans gravir les marches de la sainteté ? C’est Jésus qui viendra rejoindre Thérèse pour la prendre dans ses bras et l’emmener au ciel, c’est Jésus l’ascenseur vers le ciel.
Thérèse doit juste mettre son petit pied sur la première marche et regarder vers le ciel.
Elle doit rester petite et aimer sa petitesse : « aimer ma petitesse, ma pauvreté, dans une espérance aveugle ». 

La prière de Thérèse :
Pour Thérèse, la prière est un élan du cœur, un cri de reconnaissance, un simple regard.
N’ayant pas accès comme nous aujourd’hui à la Bible, Thérèse tire ses références bibliques des lectures faites à l’office :
Isaïe 66 « Ainsi parle le seigneur Dieu : Je vais faire couler la paix comme un fleuve… comme un fils que sa mère console… à cette vue, votre corps se réjouira »
Psaume 130 : « Comme un petit enfant contre sa mère, Attends le Seigneur, Israël, maintenant et à jamais. » 
Matthieu 11-25 : « Si vous ne devenez petits comme des enfants, vous n’entrerez pas dans le royaume de Dieu », « Ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l'as révélé aux tout-petits . Oui Père, tu l'as voulu ainsi dans ta bonté. Tout m'a été confié par mon Père »
	
Pour parler de la prière, Thérèse commence par parler longuement de renoncement à soi-même, d’humilité et de vie fraternelle comme préludes à la prière. Il faut descendre en soi dans le silence pour entendre une musique divine.
C’est un enseignement important pour nous : écouter c’est difficile...

- 3°) réalisme et vie fraternelle : « Dieu me fit comprendre »
2 exemples : les sapins pour Noël et Sœur très désagréable

les sapins pour Noël : Thérèse raconte comment elle fait exprès de laisser une autre sœur aller ouvrir la porte du Carmel pour prendre livraison des sapins car elle a compris que cette sœur avait très envie de le faire. Mais elle se fait réprimander par la supérieure qui pense que Thérèse a fait preuve de paresse et non de vertu. Thérèse en conclut qu’on ne doit jamais juger personne car on ne connaît pas ses intentions.

Sœur très désagréable :cf Manuscrit B, page 221
« Il se trouve que dans la communauté, une sœur qui a le talent de me déplaire en toutes choses, ses manières, ses paroles, son caractère me semblaient très désagréables... je me suis dit que la Charité ne devait pas consister dans le sentiment mais dans les œuvres ; alors je me suis appliquée à faire pour cette sœur ce que j’aurais fait pour la personne que j’aime le plus. »
La charité parfaite consiste à supporter les défauts des autres, elle ne doit pas rester enfermée dans le fond du cœur mais s’exprimer par des actes.

- 4°) son premier miracle : une rose en Italie

Un Carmel très pauvre et très endetté du Nord de l’Italie demande en prière l’intercession de Sainte Thérèse car une somme importante doit être trouvée pour lui permettre de continuer d’exister et de payer ses dettes. La supérieure du Carmel reçoit pendant la nuit la visite de Thérèse qui lui indique qu’elle trouvera l’argent nécessaire, et même davantage, dans une petite boîte.
Le lendemain, troublée par cette apparition , la Supérieure ose ouvrir la boîte et trouve l’argent nécessaire comme l’avait indiqué Thérèse.

Ce miracle a été recensé et validé par l’Église catholique après enquête pour la béatification de Thérèse. C’est le premier miracle attribué à Sainte Thérèse. Il y en aura beaucoup d’autres !
Mgr Guy Gaucher « je pourrais raconter par centaines les miracles de Thérèse »



Récollection Région Ouest à Lisieux 18 juin 2022: compte-rendu

Les équipes R de l’Ouest se sont retrouvées à Lisieux le 18 juin 2022 . Frère Bruno, aumônier de l’équipe R de Caen a fait 2 exposés sur la spiritualité de Sainte-Thérèse.

Un repas partagé a permis aux participantes d’échanger sur un mode détente et surtout joie de se retrouver après deux années sans rencontre régionale en raison du Covid19.

C’était également l’occasion de faire la connaissance de Philippe, nouvel aumônier de l’équipe R de Rouen.

Lors de cette journée, placée sous le signe de la canicule , la fraîcheur de la Basilique et la climatisation du centre d’accueil des pélerins ont été appréciées!

Photo de groupe: R région Ouest, Lisieux, 18 juin 2022